Les Maasaï, à l'image des éleveurs d'Afrique

La vie des Maasaï est jalonnée de cérémonies qui marquent les cycles des classes d’âge. De la naissance à la mort, l’homme et la femme maasaï évoluent au sein d’une communauté à forte identité qui voue un culte à son unique dieu: Enkaï.

Chez les Maasaï, il n’y a pas de chef. Chaque éleveur est maître chez lui, responsable de son troupeau et de sa famille. Un conseil des anciens maintient la bonne entente et règle les différents entre les membres d’une même section.

 

Certains Maasaï détiennent un pouvoir lié à leur fonction; le laibon maintient l’harmonie au sein de la communauté, le konono, le forgeron, maîtrise les forces occultes et fournit les armes, l’herboriste détient les secrets des plantes médicinales, les sages-femmes ordonnent les initiations des filles.

Les chasseurs Dorobo fournissent le miel, indispensable à la tenue des cérémonies dont certaines se déroulent dans des cavités rocheuses.
Même si cela peut paraître désuet, le maintien de la culture traditionnelle offre la sécurité à l’éleveur de rester indépendant culturellement et économiquement...

Depuis la création des parcs nationaux, les Maasaï, principaux conservateurs traditionnels de l’environnement, ont perdu leurs meilleurs pâturages et points d’eau. Cantonnés sur des terres moins hospitalières, les Maasaï sont aujourd'hui accusés de pratiquer le surpâturage et de détruire le couvert végétal.

Respecter, comprendre et soutenir l’activité pastorale en Afrique, c'est une manière concrète d’aider des millions de personnes qui occupent une terre de toute façon impropre à l’agriculture. C'est aussi leur permettre de maintenir leur autosuffisance à une époque où la mondialisation creuse, de jour en jour, un fossé plus large entre les dominants et les dominés.

La Faune sauvage

De nombreuses espèces d’animaux sauvages typiques de la savane vivent en pays maasaï. La présence des Maasaï n'est pas étrangère à la diversité et la quantité de ces animaux. En effet, il y a plusieurs siècles, se sont les éleveurs qui ouvrirent la plaine aux grands troupeaux d’herbivores et à leurs prédateurs. On peut dès lors considérer que les Maasaï sont à la fois les conservateurs et les garants de la biodiversité. Ils prélèvent peu dans la nature et des interdits alimentaires les empêchent de consommer du gibier ainsi que tout ce qui vole, nage ou rampe. Leur connaissance du milieu est étonnante et elle mériterait d’être mise en valeur.

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