
L’AFRIQUE ET LA MER
La majorité de la population mondiale occupe les littoraux. La plupart des villes continentales se situent le long des cours d’eau qui se jettent dans les mers. Même si l’élément aquatique n’est pas un environnement pour l’Homme, nous en dépendons. En dehors de la pêche, base de l’alimentation pour de nombreux peuples, la mer offre également des biotopes particuliers à de nombreuses formes de vie.
Les estuaires, les lagunes, les deltas, les bancs et les îles sont autant de milieux accessibles à l’Homme dans lequel il puise largement de quoi se nourrir. La surexploitation des littoraux empêche la régénérescence des ressources. Ce phénomène est gravement accentué par la pêche industrielle en mer qui pille les ressources communes. Le surpeuplement des côtes accentue également la pression sur le milieu marin. Une meilleure information et une meilleure gestion des ressources permettront d’assurer l’avenir.
Les Océans, un monde merveilleux mais inconnu
Le monde du silence recèle une grande diversité de formes et de vie. De tout temps, l’homme a craint cet élément qu’il ne peut maîtriser.
Source de mythes et de légendes, la mer représente tour à tour l’origine du monde, la résidence des dieux, la source de déluges et le creuset d’histoires les plus folles. Révélés il y a à peine quelques décennies par des précurseurs tels que Cousteau, Bombard, Piccard… les fonds marins dévoilent leurs richesses mais aussi leurs limites.
Avec les avancées technologiques, la situation des océans est mieux connue. Nous découvrons les pollutions, la fonte des banquises, les changements climatiques, la nature des fonds marins, toutes ces indications permettant de mieux comprendre l’avenir de notre planète et les enjeux environnementaux.
La mer est un milieu difficilement compréhensible mais il est important de mieux le cerner afin d’envisager un avenir pour l’Homme.
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Les océans ne sont pas inépuisables
En Europe, la surexploitation des ressources marines a provoqué la mise en place de quotas devenus contraignants, même au large des côtes.
Mais les moyens techniques permettent d’exploiter la mer ailleurs. Des bateaux usines européens puisent les ressources des pays du sud qui n’ont pas les moyens industriels de mener des campagnes de pêche et encore moins l’infrastructure permettant un contrôle. Nous n’avons pas le droit de surexploiter les ressources nécessaires à des peuples qui en dépendent. Une meilleure connaissance des ressources et de leur mobilité permettrait de mieux comprendre les réels enjeux.
En Afrique, la mer nourrit des millions de personnes pour qui les ressources marines sont indispensables. Bien plus qu’en Europe, la dépendance au milieu permet la survie de la population. Au large, les poissons sont capturés durant leurs migrations. Sur la côte, des poissons qui n’ont pas eu le temps de se reproduire sont attrapés sans discernement.
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La mer n’est pas une poubelle
Les deux tiers de la surface de la planète sont couverts d’eau. Cette masse importante n’est cependant pas homogène. Les hauts-fonds restent inexploitables et les mers sont trop étendues pour saisir l’impact de l’homme sur ce vaste milieu. Seuls les littoraux bénéficient d’une grande richesse halieutique. Celle-ci est en première ligne face à la pollution côtière, à la surexploitation et à l’activité humaine.
L’étude de la dégradabilité des matières donne une idée de l’impact que nous avons au quotidien, collectivement et individuellement sur le milieu. Des siècles sont parfois nécessaires pour que certaines matières (verres, plastiques, métaux) se dégradent en milieu marin. D’autres substances jetées inconsciemment en mer et ingurgitées par la faune marine nous reviennent dans notre alimentation (plomb, métaux lourd, phosphates…) ou provoquent la disparition d’espèces marines (poissons, mollusques, mammifères, oiseaux..).
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Peuples de la Mer
Les peuples de la mer sont différents en fonction des lieux qu’ils occupent. La grande diversité de cultures, de croyances, d’organisations sociale, d’économies… offre une grande richesse humaine.
Une approche des peuples côtiers dans leurs relations à l’environnement peut être révélatrice de beaucoup d’éléments. Les connaissances traditionnelles suivent le bon sens, mais ne sont pas valorisées par le monde occidental qui croit détenir les vérités. Plus d’échanges avec les populations vivant sur les côtes permettraient d’établir un réel dialogue.
Il existe également des liens entre ces communautés qui partagent les mêmes ressources et parfois bénéficient du passage des mêmes bancs de poissons migrant le long des côtes.
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